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SCS : le commanditaire exclu de la gérance, contrôle semestriel
Les commandités gèrent et répondent des dettes, les commanditaires ne risquent que leurs apports ; les cessions exigent par défaut l'unanimité et paient 3 % de droits.
By Taxxa AI OyPublished 23 October 2026
La société en commandite simple associe deux catégories d'associés aux risques opposés : les commandités gèrent la société, ont la qualité de commerçant et répondent indéfiniment et solidairement des dettes socialesService Public, tandis que les commanditaires la financent, n'ont pas la qualité de commerçant et ne risquent que leurs apports
Service Public. La forme exige au moins deux associés, un de chaque catégorie : elle accueille des investisseurs sans abandonner la direction, mais les parts se transmettent difficilement.
Le capital part de 1 EUR et peut être variable si les statuts le prévoient. Les apports en numéraire et en nature sont admis, et les commandités peuvent aussi apporter en industrie ; les commanditaires ne le peuvent pas. Le numéraire ne doit pas être intégralement libéré d'emblée, mais doit être déposé auprès d'une banque ou d'un notaire, dont l'attestation est exigée pour l'immatriculation.
La gérance appartient en principe à tous les commanditésService Public, même si les statuts peuvent la confier à un ou plusieurs d'entre eux ou à un tiers. Un commanditaire ne peut jamais être gérant
Service Public ni accomplir aucun acte de gestion externe, même avec procuration
Legifrance, sous peine de devenir solidairement responsable avec les commandités des dettes qui en résultent
Legifrance, et potentiellement de tous les engagements sociaux
Legifrance. Les commanditaires disposent en revanche d'un droit de contrôle : deux fois par an, ils peuvent obtenir les livres et documents sociaux et poser par écrit des questions sur la gestion
Service Public, auxquelles il doit être répondu par écrit
Service Public.
Les décisions suivent les statuts, mais tout commandité, ou un quart des commanditaires en nombre et en capital, peut exiger une assemblée plénière. Modifier les statuts exige tous les commandités plus une majorité des commanditaires en nombre et en capital ; changer de nationalité exige l'unanimité. Les transmissions entre vifs exigent par défaut le consentement de tous les associésService Public, même si les statuts peuvent libérer les parts de commanditaires entre associés, autoriser les cessions aux tiers avec tous les commandités plus une majorité des commanditaires, et permettre à un commandité de céder partie de ses parts à un commanditaire ou à un tiers sur la même base.
L'acquéreur de parts paie un droit d'enregistrement de 3 %Service Public sur le prix diminué d'un abattement de 23 000 EUR proportionné à la fraction cédée
Service Public — soit 1 414 EUR pour 50 parts sur 400 cédées à 50 000 EUR. Les cessions de participations dans des entités à prépondérance immobilière supportent 5 % au lieu de 3 %, et aucun droit perçu ne peut être inférieur à 25 EUR. Le décès d'un commandité met fin à la société sauf continuation prévue par les statuts ; les héritiers mineurs deviennent commanditaires, et si le seul commandité ne laisse que des héritiers mineurs non émancipés, un remplacement ou une transformation doit intervenir sous un an, faute de quoi la société est dissoute.
Les bénéfices suivent un régime fiscal hybride. Les commandités sont imposés sur leur part à l'impôt sur le revenu, distribuée ou non, ou à l'impôt sur les sociétés si l'associé y est assujettiService Public ; si la SCS opte pour l'impôt sur les sociétés, les parts des commandités sont imposées au niveau de la société
Service Public et les distributions aux personnes physiques sont ensuite imposées comme dividendes. Les parts des commanditaires sont imposées au niveau de la société à l'impôt sur les sociétés
Service Public, les dividendes distribués étant ensuite imposés personnellement comme revenus
Service Public. Le commandité relève du régime des travailleurs non salariés, gérant ou non ; le commanditaire n'a aucune couverture à ce seul titre, et ne rejoint le régime général qu'avec un véritable contrat de travail distinct.
La création passe par un avis publié dans un support d'annonces légales et un dossier unique sur le guichet des formalités des entreprises. Si le dossier est incomplet, le guichet envoie un récépissé listant les pièces manquantes, à fournir sous 15 jours ouvrables à compter de sa réception ; une fois validée, la société est inscrite au répertoire national des entreprises et au registre du commerce et des sociétés.
Le régime relève des articles L210-2, L222-1 et L222-4 à L222-11 du code de commerce, la répartition des bénéfices des articles 8, 206 et 239 du code général des impôts et les droits sur cessions de parts des articles 726 et 674 du même code.
Avant de choisir la SCS, vérifier que l'investisseur accepte l'absence de gestion et d'apport en industrie, inscrire dans les statuts la procédure de contrôle semestrielle et les majorités de cession, et suivre le délai de 15 jours ouvrables pour compléter tout dossier d'immatriculation.