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La Cour annule le retrait sans préavis d'un contrat court de la BCE
Dans l'affaire T-287/24, le Tribunal annule le retrait par la BCE, le 14 mars 2024, d'un contrat court signé : le préavis d'un mois de l'article 16 CoSTE s'applique même avant la prise de fonctions.
By Taxxa AI OyPublished 16 September 2026
Le Tribunal a annulé la décision de la Banque centrale européenne du 14 mars 2024 retirant un contrat d'emploi de courte duréeEuropa à une ancienne stagiaire avant sa prise de fonctions
Europa, et a condamné la BCE aux dépens. La dixième chambre a jugé que, le contrat ayant été valablement conclu d'un commun accord le 29 janvier 2024
Europa, sa fin relevait des conditions de résiliation des Conditions of Short-Term Employment (CoSTE) et des Rules for Short-Term Employment (RfSTE)
Europa, de sorte que la Banque devait donner le préavis d'un mois exigé par l'article 16 du CoSTE
Europa, la faute grave n'étant pas invoquée.
Le litige est né après que la requérante, stagiaire du 15 mars 2023 au 14 mars 2024 logée dans une résidence de la BCE à Francfort, eut accepté un contrat court d'un an courant du 15 mars 2024 au 13 mars 2025. En février 2024, le responsable de l'hébergement l'a accusée d'avoir pris à plusieurs reprises les vêtements d'autres résidents dans la buanderie commune, lui a enjoint de restituer les vêtements le lendemain et de quitter le logement au plus tard le 16 février 2024, délai ensuite reporté au 20 février 2024, et sa mère a restitué les vêtements trouvés dans son logement pendant qu'elle était à l'étranger. Le 8 mars 2024, la BCE a signalé qu'elle retirerait le contrat sans préavis en raison d'une rupture du lien de confiance, a accordé cinq jours pour des observations écrites, puis a retiré le contrat par la décision attaquée du 14 mars 2024, avant la prise de fonctions de la requéranteEuropa, pour un comportement témoignant d'un manque de diligence et de conscience dans la distinction entre ses propres effets et ceux des autres hôtes.
Sur la recevabilité, le Tribunal a requalifié le recours en recours au titre de l'article 270 TFUE et de l'article 50 bis du Statute of the Court of Justice of the European Union plutôt que de l'article 263 TFUE. Il a admis l'erreur excusable pour la procédure précontentieuse omise : la décision attaquée elle-même renvoyait à l'article 263 TFUE, et l'article 1, point a), du CoSTE définit l'agent sous contrat de courte durée comme une personne ayant contresigné un contrat et pris ses fonctions, de sorte que la requérante pouvait pardonnablement croire qu'elle restait stagiaire hors procédure de réclamation. Cette erreur l'a relevée de l'obligation d'épuiser la procédure prévue à l'article 33 du CoSTE et à la partie 7 du RfSTE.
Au fond, seul le premier moyen appelait une décision. La BCE soutenait que la requérante était encore stagiaire le 14 mars 2024, que le RfSTE ne s'applique pas aux stagiaires, qu'aucune relation d'emploi n'avait encore pris effet, et qu'elle pouvait retirer le contrat par analogie avec le principe de rupture du lien de confiance inhérent à l'emploi dans les institutions de l'UE. Le Tribunal a rejeté chaque branche : l'emploi du personnel de la BCE est contractuel, l'accord mutuel sur tous les éléments essentiels le 29 janvier 2024 a établi la relationEuropa, et la jurisprudence, notamment Murariu c. EIOPA (F-116/14), confirme que l'accord mutuel marque le début de la relation contractuelle. Une lecture contraire laisserait la partie contractante la plus faible sans protection, et les arguments pratiques échouent car l'article 2.1.4 du RfSTE permet aux Human Resources de dispenser un agent de service effectif pendant le préavis.
Pour les praticiens, la solution est opérationnelle : une institution liée par un contrat court conclu ne peut contourner l'article 16 du CoSTE et l'article 2.1 du RfSTE en qualifiant la fin de retrait antérieur à la prise d'effet, même un jour avant la date de débutEuropa. Une rupture du lien de confiance peut fonder la résiliation mais ne dispense pas du préavis d'un mois lorsque la faute grave n'est pas invoquée
Europa. Le succès du premier moyen a clos l'affaire. La base juridique tient en une phrase finale : l'arrêt applique l'article 16 du CoSTE et l'article 2.1 du RfSTE
Europa, avec l'article 134, paragraphe 1, des Rules of Procedure pour les dépens.
Avant de traiter un contrat court signé de la BCE comme révocable sans formalités, vérifiez l'article 16 CoSTE et l'article 2.1 RfSTE et donnez le préavis d'un mois sauf faute grave invoquée.