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La Cour fixe le seuil de violation des sanctions dans les paiements yéménites
Payer une sentence à un organisme yéménite non listé ne viole les sanctions que sur preuve objective d'un risque significatif ; sans présomption issue de contrôles concurrents.
By Taxxa AI OyPublished 15 October 2026
La Cour de justice a fixé la manière dont le droit des sanctions de l'UE traite les paiements aux organismes publics non listés dont les personnes sanctionnées revendiquent le contrôleEuropa : payer une sentence arbitrale à un tel organisme peut être une mise à disposition indirecte de fonds
Europa, mais seulement là où les personnes listées sont effectivement capables d'obtenir l'argent — démontré par des preuves objectives d'un risque suffisamment significatif
Europa — et il n'y a aucune présomption de contrôle issue de revendications concurrentes
Europa. L'arrêt de la cinquième chambre du 15 octobre 2026 dans l'affaire C-842/24 (DNO Yemen contre Petrolin e.a.) répond à trois questions de la Cour de cassation française sur l'article 2, paragraphe 2, du règlement (UE) n° 1352/2014 sur le Yémen.
DNO, Petrolin, Moe et Dove détenaient des accords de partage de production avec le ministère yéménite du Pétrole et la société d'État YOGC. Après la prise de Sana'a par les Houthis en 2014-2015, ils se sont retirés en janvier 2015 ; une sentence parisienne du 15 juillet 2019 a ordonné à DNO, Petrolin et Moe de payer des dommages au ministère et à YOGC. La cour d'appel de Paris a rejeté leur action en annulation le 5 octobre 2021, exigeant la preuve que les bénéficiaires agissaient pour ou sous le contrôle des personnes listées avec l'intention de les avantager. Pendant ce temps le ministère exécutait à Oslo, et le 4 décembre 2023 DNO a payé le montant net au seul ministère après cession de ses droits par YOGC. DNO et Petrolin se sont pourvus, soutenant que Paris avait rétréci la large notion indirecte en exigeant contrôle plus intention.
La Cour juge que de tels paiements peuvent être une mise à disposition indirecte même là où les personnes listées se bornent à revendiquer le contrôle aux côtés du gouvernement légitime sans l'exercerEuropa. « Directement ou indirectement » et « mis à disposition » sont des notions larges anti-contournement
Europa couvrant l'exécution d'une sentence qui donne aux personnes listées le pouvoir de disposer
Europa ; contrôle-ou-instruction et capacité de transfert sont pertinentes mais non nécessaires
Europa. La gouvernance houthie parallèle à Sana'a, le contrôle revendiqué des bénéficiaires et les demandes de paiement concurrentes après la sentence signifient que le détournement ne peut être exclu — à la juridiction nationale de vérifier
Europa.
Mais un risque purement hypothétique ne suffit pasEuropa. L'interdiction ne joue que là où des preuves matérielles objectives montrent une probabilité suffisamment significative, appréciée dans toutes les circonstances — y compris les facteurs faisant obstacle comme les mesures anti-détournement du gouvernement légitime
Europa. Une conjecture tirée de l'incertitude politique du Yémen ou des seules revendications concurrentes serait disproportionnée
Europa : elle pourrait frapper de nombreuses entités publiques sans lien, nuire au gouvernement légitime copropriétaire de la sentence et servir la propagande houthie.
Le contrôle ne se présume pas non plus des revendications concurrentes. La juridiction nationale doit apprécier un faisceau d'indices suffisamment spécifique, précis et concordant sans présomptions généralesEuropa. Le demandeur en annulation doit montrer une vraisemblance à première vue non négligeable par des indices spécifiques, précis et concordants
Europa — les bénéficiaires n'ont pas à prouver un négatif
Europa — mais une fois ce seuil atteint, ce sont les bénéficiaires qui doivent produire des preuves excluant le risque
Europa ; la juridiction peut ordonner des mesures d'instruction, consulter des documents ONU/UE ou interroger les autorités
Europa. La non-coopération du gouvernement légitime avec les personnes listées est pertinente mais insuffisante seule
Europa : le gouvernement et l'entité doivent montrer des mesures spécifiques effectivement capables d'empêcher le détournement
Europa. Base juridique : l'article 2, paragraphe 2, du règlement (UE) n° 1352/2014, modifié par le règlement (UE) 2021/397.
Avant de payer une sentence ou des dommages à un organisme public d'une juridiction sous sanctions, documentez l'évaluation du risque de détournement — indices objectifs de la capacité effective des personnes listées à obtenir les fonds, et mesures anti-détournement spécifiques du bénéficiaire — plutôt que de vous fier à des présomptions de contrôle ou à la seule non-coopération.