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AG : la cour d'art danoise est des biens ; l'art exige chaque élément
L'avocat général propose que l'installation danoise centrée sur des sculptures de cyclomoteurs soit des biens, et de l'art seulement si chaque élément principal remplit la définition.
By Taxxa AI OyPublished 21 October 2026
Industry: Création artistique
L'avocat général José Martín y Pérez de Nanclares propose qu'une prestation unique de TVA articulée autour de la remise physique d'une œuvre d'art, les autres éléments étant accessoires, constitue une livraison de biensEuropa. L'Østre Landsret danois a demandé au Tribunal si la commande d'un artiste danois pour une cour d'école relève des biens au sens de l'article 14, paragraphe 1, de la directive TVA ou des services au sens de l'article 24, paragraphe 1
Europa, et s'il s'agit d'un objet d'art pouvant bénéficier d'une base d'imposition réduite.
La commande couvrait la conception et la réalisation d'une installation dans une cour d'école : un espace bétonné avec des zones de gravier, des pavillons, des sculptures dérivées de pièces de cyclomoteurs, une pièce d'eau et des arbres, ainsi que l'aménagement paysager et la rénovation de la baie vitrée de l'école donnant sur la cour. L'entreprise de l'artiste a conclu le contrat avec l'établissement d'enseignement en octobre 2015 après des esquisses et des maquettes en 2014, a livré l'ouvrage au début de l'année 2016 et l'a vu inauguré en mars 2016. Elle traite l'ensemble comme une livraison de biens dont l'élément prédominant est une sculpture qualifiant d'objet d'artEuropa. Le ministère danois des impôts traite la conception et l'aménagement comme des services
Europa et refuse, pour l'hypothèse des biens, que le résultat soit une sculpture éligible à la base réduite
Europa.
L'avocat général conteste d'abord la prémisse de la juridiction de renvoi selon laquelle tous les éléments formeraient une seule prestationEuropa. L'aménagement paysager au-delà de la préparation du terrain des pavillons portant les sculptures, et la rénovation de la baie vitrée, ressemblent à des prestations autonomes plutôt qu'à des parties de l'œuvre, sans lien réciproque indissociable
Europa
Europa
Europa. Le travail de conception d'une œuvre de commande n'est pas une fin en soi pour le consommateur moyen
Europa ; ce qui compte est l'acquisition de l'œuvre achevée
Europa. L'aménagement environnant pourrait être un accessoire permettant au public de jouir de l'œuvre dans les meilleures conditions
Europa, tandis que la rénovation de la baie vitrée sert le bâtiment de manière indépendante
Europa. Ce n'est que si la livraison de l'œuvre est la prestation principale avec des accessoires partageant son sort fiscal que l'analyse de la prestation unique peut se poursuivre
Europa.
Sur cette prémisse, la prestation principale est physique : le transfert du pouvoir de disposer d'un bien corporel comme un propriétaireEuropa. La conception spécifique au site pour l'espace extérieur du client et l'intégration dans cet espace ne transforment pas l'opération en service
Europa. Lorsque les pavillons s'ajoutent aux sculptures, leur caractère corporel renforce le traitement en biens, qu'ils forment ou non un bâtiment incorporé au sol
Europa.
Pour le statut d'objet d'art, seule la prestation principale compte ; les caractéristiques accessoires sont indifférentesEuropa. Les sculptures de pièces de cyclomoteurs, productions tridimensionnelles façonnées par l'artiste exprimant des idées esthétiques, relèvent des sculptures de l'annexe IX, partie A, point 3
Europa, et leur fixation dans les pavillons ou dans le sol ne les en exclut pas
Europa, car l'amovibilité n'est pas un critère
Europa. Les pavillons sont douteux : des structures en béton couleur terre cuite avec tables et bancs intégrés, servant d'abri ou de lieu de détente, peuvent être des ouvrages architecturaux artisanaux concurrençant des biens semblables fabriqués industriellement ou artisanalement plutôt que de la statuaire ou de la sculpture originale
Europa. Lorsque sculptures et pavillons sont des prestations combinées d'importance équivalente, ou une œuvre composite unique mêlant un élément d'art et un bien d'une autre nature, l'ensemble n'est un objet d'art que si chaque élément formant la ou les prestations principales remplit la définition
Europa. Cette lecture stricte découle de l'exception pour les taux réduits et de la neutralité fiscale.
La proposition n'est pas un arrêtEuropa. Le Tribunal doit encore statuer
Europa, et la juridiction de renvoi doit établir quels éléments forment une prestation unique et si les pavillons eux-mêmes sont des sculptures
Europa.
Le fondement juridique est la directive 2006/112/CE du Conseil, articles 14, paragraphe 1, 24, paragraphe 1, 81, 103 et 311, paragraphe 1, point 2, avec l'annexe IX, partie A, point 3, et la nomenclature combinée 9703 00 00, sur renvoi au titre de l'article 267 TFUE.
Passez en revue les commandes composites d'artistes pour une livraison principale de biens avec accessoires, et contrôlez chaque élément principal au regard de l'annexe IX avant de revendiquer la base réduite pour objets d'art.