MonacoAutorité Monégasque de Sécurité Financière
L'AMSF demande aux banques de corriger les lacunes LCB des contrôles 2025
15 missions et 30 revues de procédures alimentent les constats 2025 de l'AMSF pour banques, gestionnaires et assureurs — évaluations tardives, dossiers peu rigoureux et alertes lentes en ressortent.
By Taxxa AI OyPublished 10 October 2026
Les institutions financières monégasques font face à une liste de contrôle de supervision détaillée après que l'Autorité Monégasque de Sécurité Financière (AMSF) a publié ses constats de contrôle 2025 pour le secteur. La présentation, datée du 7 octobre 2026Amsf, résume 15 missions de contrôle sur place
Amsf — dont une ad hoc et quatre missions de suivi
Amsf
Amsf — couvrant neuf banques et établissements financiers, sept sociétés de gestion et cinq courtiers et agents d'assurance
Amsf, ainsi que des revues sur pièces de 30 jeux de procédures internes. Une publication complémentaire des constats 2025 est annoncée pour le dernier trimestre 2026
Amsf, avec un webinaire destiné aux institutions financières sur le retour d'informations de la campagne Strix 2025 annoncé pour le 29 septembre 2026
Amsf.
Le point de départ est l'évaluation globale des risques de l'entité. L'AMSF a constaté que l'exercice est souvent mis en œuvre tardivementAmsf, repose sur une méthodologie trop mince pour juger de la fiabilité et de la portée des résultats, omet des sources exigées par les textes
Amsf, et produit un document dans lequel l'activité propre de l'établissement n'est pas toujours reconnaissable
Amsf. Les établissements doivent définir et maintenir des dispositifs d'identification et d'évaluation des risques
Legimonaco, construire une classification par produit, modalité d'opération, canal de distribution, caractéristique du client et zone géographique
Amsf, et documenter l'évaluation afin d'en démontrer le fondement
Legimonaco.
Sur l'organisation interne, l'AMSF relève que les effectifs affectés aux tâches de conformité sont insuffisantsAmsf et que la place de la fonction conformité dans l'organigramme n'est pas toujours correctement appréhendée, au regard de l'obligation de mettre en place une organisation et des procédures proportionnées à la nature et à la taille
Legimonaco, approuvées à un niveau élevé de la hiérarchie avec un responsable désigné de niveau élevé et des mesures de contrôle interne
Legimonaco. Les procédures sont solides là où elles existent, mais certaines obligations ne font l'objet d'aucune description formelle — notamment le contrôle interne, la surveillance des opérations, les déclarations de soupçon et la liste des pays à risque
Amsf — et les références juridiques sont parfois obsolètes. Les formations destinées au personnel de front office sont jugées insuffisantes
Amsf, tandis que les formations dispensées au moins annuellement sont saluées.
La connaissance du client concentre des constats sévères. L'identification des bénéficiaires effectifs de certains types d'entités soulève des difficultés, et certains dossiers de clients personnes morales sont tenus de manière peu rigoureuse, y compris ceux à risque élevéAmsf. Les éléments corroborant l'origine du patrimoine et des fonds sont insuffisants, en particulier pour les clients à risque élevé
Amsf — au regard de l'obligation de vigilance renforcée d'établir l'origine du patrimoine et des fonds et d'exercer un contrôle renforcé continu
Legimonaco. Des erreurs de catégorisation des risques ont été relevées
Amsf alors même que les indicateurs utilisés sont jugés pertinents. L'obligation d'examen spécifique pour les clients à risque plus élevé est insuffisamment appréhendée
Amsf, de même que l'examen particulier lié aux pays à haut risque. Les dispositifs de détection des personnes politiquement exposées font parfois totalement défaut, de sorte qu'une PPE n'est pas identifiée ; l'identification et le traitement des PPE sont par ailleurs généralement satisfaisants.
Les revues des dossiers clients ne respectent pas la périodicité fixée par l'établissement lui-même, y compris pour les clients à risque élevéAmsf. Les systèmes de surveillance des opérations manquent de règles ou de scénarios sur les opérations en espèces
Amsf, les alertes prennent trop de temps à être traitées et leurs justifications doivent être améliorées — bien que la surveillance repose généralement sur une approche par les risques adéquate. Sur les sanctions financières ciblées, l'AMSF relève que le dispositif de surveillance ne vise pas toutes les transactions
Amsf et qu'aucun dispositif ne permet d'identifier une mesure de gel sans délai ; le filtrage est par ailleurs quotidien. Les déclarations de soupçon sont souvent qualitatives et transmises rapidement
Amsf, mais les descriptions des faits ne détaillent pas toujours la date du fait générateur du doute
Amsf, et des défauts de déclaration ont été relevés. Le superviseur encourage chaque entité assujettie à exploiter les constats pour identifier les faiblesses de son propre dispositif et y remédier.
Les mêmes obligations sont fixées par la Loi n° 1.362 du 3 août 2009Amsf, dont l'article 3 définit l'ensemble des obligations relatives à l'évaluation globale des risques
Amsf : évaluation et classification des risques (article 3)
Legimonaco, vigilance à l'égard de la clientèle (chapitre II)
Legimonaco, organisation interne et formation (articles 27, 30, 34)
Legimonaco et déclaration de soupçon (article 36)
Legimonaco.
Comparez les constats 2025 de l'AMSF avec votre propre évaluation des risques, vos dossiers clients et votre dispositif de surveillance, et comblez les lacunes relevées par le superviseur avant le prochain contrôle.
Sources
- Constats supervision 2025 IF
- Lignes Directrices Génériques
- Loi n° 1.362 du 3 août 2009 relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la corruption
- COMBATING MONEY LAUNDERING, THE FINANCING OF TERRORISM AND THE PROLIFERATION OF WEAPONS OF MASS DESTRUCTION AND CORRUPTION (2023)
- ÉVALUATION GLOBALE DES RISQUES