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La Cour élargit le filet anti-abus mères-filiales : NEO GROUP
Une mère à l'activité réelle, des transferts étalés, des étapes étrangères et un payeur ignorant ne sauvent pas une chaîne de dividendes de la règle anti-abus mères-filiales — l'intention d'un seul participant suffit.
By Taxxa AI OyPublished 15 October 2026
Industry: Across industries
La Cour de justice a fermé les principales voies d'échappement à la règle anti-abus de la directive mères-filiales : une mère réellement active peut néanmoins perdre l'exonération de retenue à la source sur les dividendes en tant que maillon d'un montage non authentiqueEuropa, la correspondance des montants et les transferts étalés dans le temps valent indices, les étapes étrangères et les bénéficiaires étrangers ne protègent pas le montage
Europa, et le payeur n'a pas besoin d'avoir eu connaissance. Dans son arrêt du 15 octobre 2026
Europa rendu dans Case C-203/25
Europa (NEO GROUP
Europa), la quatrième chambre
Europa a répondu à six questions de la Mokestinių ginčų komisija prie Lietuvos Respublikos Vyriausybės (commission de règlement des litiges fiscaux près le gouvernement de Lituanie).
La société lituanienne NEO GROUP a versé 15 millions d'euros de dividendes en 2016-2017 à sa mère chypriote à 100 % Retal Industries, qui a également reçu 13,5 millions d'euros d'une autre filiale lituanienne ; aucune retenue à la source n'a été appliquée au titre de l'exonération pour participation de 10 %. L'inspection a constaté une chaîne plus large : Clendon Holdings du Belize a vendu Retal à la société chypriote nouvellement constituée PPH Polymer Products pour 310,4 millions d'euros avec paiement différé jusqu'en 2027, la créance a été cédée à PG — la personne physique se trouvant en dernier ressort derrière Clendon et PPH — et PG a prélevé des sommes importantes auprès de PPH, financées par les dividendes lituaniens, sous forme de prêts et de cessions éteignant la dette de PPH envers lui. Elle a imposé à NEO 2,25 millions d'euros plus intérêts et pénalité en vertu de la disposition lituanienne anti-abus transposant Article 1(2) et Article 1(3) de la Directive 2011/96/EU.
Premièrement, l'exonération peut être refusée alors même que Retal exerce une activité économique réelleEuropa et n'est pas un relais
Europa
Europa. Suivant l'arrêt Nordcurrent (Case C-228/24), la règle anti-abus s'applique de manière générale à tout montage non authentique apprécié au regard de l'ensemble des faits pertinents
Europa — le relais n'en est qu'un exemple
Europa (T Danmark, Cases C-116/16 and C-117/16) — de sorte que s'en tenir à la seule activité de la mère sans la vente des parts, les prêts et les cessions de créances ferait échec à l'examen global requis
Europa. La qualité de bénéficiaire effectif au sens de la convention Lituanie-Chypre n'y change rien
Europa : les conventions ne peuvent produire des résultats contraires au droit de l'Union, et la convention elle-même refuse son taux zéro en cas d'abus.
Deuxièmement, deux configurations factuelles constituent des indices pertinents sans créer de présomptionsEuropa : des montants circulant le long de la chaîne qui sont similaires ou identiques aux dividendes
Europa, et des transferts étalés en continu dans le temps plutôt qu'immédiatement après réception
Europa. Un montage étalé dans le temps n'est pas moins contraire à l'objet de la directive qu'une opération ponctuelle, et les autorités doivent examiner toute la période, y compris les restructurations du groupe et les opérations de prêt.
Troisièmement, l'analyse est par nature transfrontalière : les opérations extérieures à l'État de la filiale, avant ou après la distribution, doivent être inclusesEuropa, et l'avantage fiscal peut naître à n'importe quel stade — ici entre les mains de PG à Chypre
Europa — car la Lituanie ne pourrait sinon jamais combattre des montages qui acheminent ses dividendes à l'étranger. Cela est proportionné : cela ne vise que les montages abusifs et ne restreint pas les libertés d'établissement ou de capitaux invoquées à des fins abusives
Europa.
Quatrièmement, aucune connaissance de la part du payeur n'est exigéeEuropa. L'abus suppose un contournement objectif plus une intention subjective d'obtenir artificiellement l'avantage
Europa, mais cette intention doit seulement être établie pour au moins un participant du groupe dans la chaîne ou la personne physique bénéficiaire
Europa — ici PG — et non pour la filiale distributrice, qui peut se borner à exécuter les décisions de sa mère
Europa ; exiger le contraire viderait la règle de sa substance.
Fondement juridique : Directive 2011/96/EU, Articles 1(2)-(4), 3(1) et Article 5 ; arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 15 octobre 2026 dans Case C-203/25 ; arrêts du 26 février 2019 dans Cases C-116/16 and C-117/16 et du 3 avril 2025 dans Case C-228/24.
Cartographiez chaque chaîne de dividendes pour y déceler des étapes non authentiques avant de revendiquer l'exonération mères-filiales : tracez les montants via prêts et cessions, documentez les motifs commerciaux et ne vous fiez ni à l'activité réelle de la mère, ni au statut de bénéficiaire effectif conventionnel, ni à l'ignorance du payeur.