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AG : la facture d'aide se calcule sur les volumes autorisés, non consommés
Biondi estime que l'aide danoise sur les eaux souterraines se récupère sur les volumes autorisés, même si un agriculteur n'en a utilisé que 5 % ; la faible consommation ne réduit pas la facture.
By Taxxa AI OyPublished 5 November 2026
Industry: Culture et production animale, chasse et services annexes
L'avocat général Biondi a proposé le 5 novembre 2026Europa, dans l'affaire C-424/25 Overgaard Gods contre Miljøstyrelsen
Europa, que le droit de l'Union ne s'oppose pas à ce qu'une récupération d'aide d'État soit calculée sur les volumes indiqués dans une autorisation plutôt que sur les volumes effectivement utilisés
Europa, même lorsque le bénéficiaire n'a consommé qu'une petite fraction du volume autorisé. Les conclusions répondent à une question préjudicielle du Vestre Landsret sur le plafonnement danois de la taxe d'extraction des eaux souterraines que la décision (UE) 2018/884 de la Commission a qualifié d'aide illégale
Europa.
De 2009 à 2011, le Danemark a perçu une taxe annuelle sur les autorisations d'extraction d'eaux souterraines : taxe pleine sur tout le volume autorisé pour les adductions publiques, mais un tiers seulement pour les autres installations, plafonnée de sorte que les autorisations au-delà de 25 000 m³ étaient taxées comme si elles couvraient 25 000 m³, avec exonération totale jusqu'à 6 000 m³. La Commission a qualifié le plafond de 25 000 m³ d'aide incompatibleEuropa et en a ordonné la récupération, le considérant 127 fixant la méthode comme la différence entre la taxe due sur le volume autorisé et la taxe effectivement payée
Europa. Overgaard Gods, producteur primaire titulaire d'une autorisation annuelle de 3 000 000 m³, a extrait 96 033 m³ en 2009, 131 184 m³ en 2010 et 121 036 m³ en 2011, et a été enjoint en 2020 de rembourser 922 250 DKK plus intérêts
Europa. Elle chiffre l'aide effectivement reçue à 28 294,73 DKK, en soutenant qu'une récupération sur le volume autorisé est disproportionnée, imprévisible et impossible à exécuter, puisque l'eau inutilisée n'aurait pu être consommée que par sur-irrigation en violation des règles sur les engrais et les nutriments.
Sur la recevabilité, Biondi rejette l'objection de forclusion TWD : Overgaard Gods, qui n'a jamais annulé la décision de 2017 bien qu'elle y fût recevable, ne peut plus en plaider l'invalidité, mais la question ne porte que sur l'interprétation et l'application, qui restent examinables tant que les conclusions contraignantes de la décision ne sont pas remises en cause.
Au fond, l'avocat général tient que la méthode de calcul d'une décision de récupération lie l'État membreEuropa : les autorités nationales doivent apprécier la situation de chaque entreprise mais quantifier selon la méthode de la Commission, et Mediaset, Fossil et Fútbol Club Barcelona n'autorisent aucune dérogation. La proportionnalité n'est méconnue que si le remboursement dépasse la valeur actualisée de l'aide reçue
Europa. L'avantage est ici l'exonération fiscale créée par le plafond, mesurée à l'aune du régime fiscal qui aurait été applicable sans lui ; la récupération d'une aide accordée sous forme d'avantage fiscal restaure le traitement fiscal que les opérations auraient subi, et la restitution vise l'avantage procuré, non le bénéfice économique que le destinataire a su en tirer
Europa. Une faible consommation réelle ne réduit donc pas la facture
Europa, et une dérogation isolée pour Overgaard Gods traiterait inégalement les autres bénéficiaires, dont certains ont utilisé moins d'un tiers de leurs volumes.
Biondi conclut en reconnaissant la sévérité : avec environ 5 % du volume autorisé utilisé contre 34 % en moyenne dans la production primaire, la récupération est lourde, mais lourde n'est pas punitive, et l'essentiel est qu'elle ne dépasse pas l'avantage obtenuEuropa.
Pour l'autorité danoise de récupération et les autres bénéficiaires, le message pratique est que les preuves de consommation ne rouvrent pas le calculEuropa ; le seul contrôle de la juridiction de renvoi porte sur l'application correcte du considérant 127. La base juridique est la décision (UE) 2018/884, ses articles 4 et 6 avec le considérant 127, et le principe de proportionnalité.
Si vous êtes visé par la récupération en vertu de la décision (UE) 2018/884, vérifiez l'arithmétique de l'autorité au regard du considérant 127 plutôt que de rassembler des preuves de consommation.